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10/04/2017

Une première conférence sociale régionale très prometteuse

Le Président BERTRAND avait invité du beau monde, ce 24 mars, pour la première Conférence Sociale des Hauts de France : Jean Claude MAILLY, Laurent BERGER, leaders nationaux de FO et de la CFDT, les grands négociateurs patronaux, Alexandre SOUBOT, Jean Michel POTTIER, Alain GRISET pour le MEDEF, la CPME et l’UPA. Il a aussi réussi son pari -risqué- de leur faire accepter de s’assoir autour d’une même table pour engager un véritable dialogue social territorial.

Le directeur de TOYOTA a lancé la Conférence en nous ramenant aux réalités de tous les jours, sa première préoccupation est de replacer sans cesse le salarié au centre du jeu. Avant la technique, le process, l’important est d’obtenir l’engagement des collaborateurs. Ecouter les salariés lui parait primordial et cela passe par l’écoute active des représentants du personnel et donc du dialogue social. Se projeter sur le temps long, anticiper les transformations de l’emploi, nécessite un dialogue de confiance entre employeurs et syndicalistes et de nous expliquer comment cela se réalisait positivement dans son entreprise.

La Conférence a permis de cerner les conditions de réussite de ce dialogue territorial :

1- L’envie, la bonne volonté des acteurs ne semble plus à démontrer. Sont-ils prêts à s’engager, trouveront ils des intérêts communs ? Hormis la CGT absente, tous les partenaires sociaux régionaux se sont déclarés partants.
2- Les sujets à aborder ne manquent pas, il serait bon de commencer par ceux relevant des compétences régionales : développement économique, emploi, formation, transport.
3- Il faudrait commencer par des discussions informelles, non normatives. Si déjà, une majorité d’organisations d’employeurs et de salariés pouvaient proposer, ensemble, des préconisations, des dispositifs pertinents, des expérimentations, aux élus régionaux ce serait une grande avancée. Le canal Seine Nord est une vraie opportunité.
4- Le Conseil Régional pourrait, de son coté, solliciter l’avis des partenaires sociaux sur les mesures qu’il souhaite prendre afin d’etre plus efficace. Comme cela aurait pu être le cas pour la prime transport, les aides pour la garde de la petite enfance, etc…

En conclusions, prévoyant, dans un futur proche, une nouvelle étape de la décentralisation, Xavier BERTRAND rappelait qu’un Président de Région pouvait fort bien décider sans les partenaires sociaux. Ce n’est pas son souhait, mais à bon entendeur…

Vivement la deuxième Conférence.

03/03/2017

Pourquoi je suis « social libéral » et le revendique


Pour certains se faire traiter de social libéral serait une injure, pour moi c’est trop facile de réduire un citoyen engagé à un qualificatif politique ou syndical réducteur.

On peut, comme moi, être social libéral, social-démocrate et syndicaliste de l’engagement par la négociation.
Un militant « social libéral » c’est :

Libéral, au sens du libéralisme philosophique qui place la liberté comme un droit fondamental et intangible. Un libéral ne juge jamais l’orientation religieuse, politique ou sexuelle d’une Personne. Comme un Républicain, un libéral n’est ni de droite ni de gauche, il peut être de gauche, du centre ou de gauche.

Soucieux de la protection, de la sécurité des plus faibles, la loi du plus fort n’est pas sa philosophie.

Mais tout cela ce ne sont que des mots, l’important, comme toujours ce sont les actes.

Je suis social libéral quand je place la Personne avant le collectif. Quand je défends les droits sociaux liés à la personne. Quand au plan social, l’individu a des droits d’autant plus substantiels qu’il assume les devoirs qui vont avec. Je le suis quand je prône la retraite à la carte quand la gauche ou la droite nous oblige à partir tous au même âge à 62 ou 67 ans ! La liberté de choix oui c’est libéral !

Quand je suis un militant inconditionnel du droit à décider de sa mort sans se suicider, quand je me bats contre les médecins qui ne soignent toujours pas la douleur, quand je ne me pose aucune question devant les nouvelles formes de la famille à la seule condition que soit exclues toutes obligations ou violences, et bien je suis social libéral.

Je suis aussi social-démocrate quand la démocratie doit toujours rimer avec la protection sociale. Et que la protection individuelle est confortée par des systèmes collectifs comme la sécurité sociale. Je suis social-démocrate quand la démocratie politique respecte la démocratie sociale. Politique et syndicalisme ont des légitimités différentes, mais les deux légitimités doivent se respecter.

Cela, à mes yeux, exige un syndicalisme qui occupe l’espace du débat, de la controverse publique. Ce n’est pas le cas aujourd’hui, quand le syndicalisme ni neutre ni partisan ne trouve pas le moyen de se faire entendre.

27/02/2017

Des changements importants dans le bénévolat des retraités

Entre 2010 et 2016, la proportion de Français qui donnent du temps pour les autres en dehors de la famille est passée de 26% à 39%. On estime à 13 millions le nombre de bénévoles dans les associations en 2016.

En 2013, 3 bénévoles sur 10 ont plus de 65 ans, mais plus de 50% des responsables associatifs ont plus de 65 ans, soit environ 2 000 000 de bénévoles retraités.

Cependant, les retraités ont changé et leurs conditions de vie avec. Ainsi, 500 000 actifs sont en même temps retraités, soit 29 ,7% des retraités de 6O-64 ans et 6,1% de 65-69 ans.

L’évolution de la famille change aussi la donne, 50% des personnes âgées de 56 ans sont grands-parents, 75% pour ceux de 66 ans, 80% pour ceux de 70 ans. Si les anciens aident les jeunes, 4,3 millions de personnes aident au quotidien, financièrement ou par un soutien moral et d’accompagement, une personne de 60 ans et plus. La CNAV reconnait la prise en compte de 8 trimestres validés pour le calcul de la retraite d’un aidant familial.


Reprise partielle d’un très bon article de Danielle RIVED dans la revue Fil Bleu des retraités CFDT, d’après www.francebenevolat.org/

19:35 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : bénévolat