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15/03/2016

Je m’appelle Hauts de France…

J’ai un beau nom qui dit « que j’sus de l’France d’in haut ».

Tout le monde situe où j’habite.

Je suis Française et fière de l’être.

Et à ceux qui disent que mon haut fait prétentieux, je réponds que mes ambitions n’ont jamais été aussi hautes.

« Ca fait classe » et alors ! Faudrait encore faire basse classe comme me traitait mon instit, dernier de la classe? J’adore ce pied de nez fait à tous ceux qui nous prennent pour des petits, des pauvres, des gentils courageux. Oui, ce « haut » me fait du bien et pour tout vous dire, me grandit !

Une page est vraiment en train de se tourner, comme disait Gramsci « La crise consiste justement dans le fait que l’ancien meurt et que le nouveau ne peut pas naitre… ». Les vieilles régions sont mortes, vive la nouvelle Hauts de France. La nouvelle région ne naitra pas sans douleurs, ses alliés doivent se mobiliser et sont déjà amenés à la défendre. C’est l’objet de ce papier pour défendre le nom donné à cette Région à hauts potentiels.

16/02/2016

IDEX ou pas, ici on est fier on ne quémande rien ! Pas de 4ème fois.

Nous n’aurons pas les millions d’investissements d’avenir IDEX.

En 2O11, quand nos universités s’étaient pointées en ordre dispersé face aux universités fusionnées d’autres régions et avaient été sèchement éliminées du concours IDEX, nous étions très en colère contre nos universitaires. Depuis, le monde universitaire s’est ouvert à la société civile et le dossier IDEX était soutenu par toute la Région. Cette fois notre échec est collectif.

Les acquis que l’on ne nous reprendra pas !

IDEX ou pas, la grande Université de LILLE se fera en 2017 ! Finies LILLE 1,2 et 3. Toutes les grandes écoles sont intégrées à ce grand ensemble qui pourra rayonner sur le monde, oui le monde.

IDEX ou pas les entreprises, les organisations membres du CESER travaillent en bonne intelligence avec l’excellence que représentent nos grands labos de recherche. Je vois chaque jour combien cette recherche régionale s’applique à notre vie quotidienne régionale (INRIA), la santé, les transports, la culture ..

Un choix contestable et un jury qui l’est tout autant.

Pour moi le choix du jury était fait avant l’audition finale. Pourquoi une élogieuse notation en avril 2014 et une notation infamante début 2016 ? Nous ne savons toujours pas, après explication, pourquoi tous nos A (hors celui sur la gestion RH !) ont été rétrogradés, passant par exemple de A à C.

Un gouvernement qui s’en lave les mains !

Je m’interroge sur le pouvoir du Politique qui s’en remet totalement au choix d’un jury aussi versatile. Que disent VALLS, MANDON, KANNER ? Rien !!

Une histoire qui se répète et qui remonte à loin.

Nous l’avons appris à nos dépends, notre décrochage par rapport au Sud date du moment où le pouvoir central a décidé de ne pas investir dans une région régulièrement occupée par l’ennemi. Nous avons été privés de tous les centres de recherche stratégique et cela n’a toujours pas changé depuis la libération. Dessous une ligne BORDEAUX STRASBOURG se trouvent les éternels choyés du pouvoir central, les lignes Maginot ont la peau dure !

L’équité territoriale n’existe pas.

Comment peut-on rattraper nos retards si notre trajectoire est toujours évaluée à partir de ce point de départ – 13ème sur 13 - et non par rapport au point d’arrivée escompté ? Avec cette méthode, nous resterons scotchés à la 13ème place, quoique nous fassions. Nous partons de très (trop) loin. Exemple : quand il y a 4 fois plus de chercheurs CNRS à MONPELLIER comment augmenter ce chiffre si le gouvernement nous dit « vous avez 4 fois moins de chercheurs donc on ne vous soutiens pas ».

19:05 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : idex

02/02/2016

Le monde change, tu dois changer ! …pourquoi ça ne marche pas.

La pédagogie de l’acculturation du changement.

« Le monde change, vous aussi vous devez changer !» Que n’ai-je entendu cette injonction du Directeur Général à ses directeurs ou à ses syndicalistes, et ça ne marche pas.

On leur dit que le monde change mais on ne leur montre pas le monde. Tant que nous n’aiderons pas les collaborateurs à voir ce qui se passe à l’extérieur, ne soyons pas étonnés qu’ils se cantonnent à ce qu’ils ont toujours connu à l’intérieur de l’entreprise et qu’il était, jusqu’à ce jour, interdit de remettre en cause.

Aux managers qui liront ces lignes, je leur propose d’emmener leurs équipes dans les salons professionnels, dans les universités, les showrooms, par exemple, d’un atelier connecté. Visitez ensemble, avec le comité d’entreprise, les locaux d’un client exigeant de nouvelles normes qualité, invitez au CE un expert pour présenter, par exemple, la différence entre produits nouveaux et produits innovants… cela facilitera la compréhension de concepts comme la customisation, l’économie circulaire ou le service industriel.

L’intelligence des changements est accessible à la plupart d’entre nous, encore faut-il nous en donner les moyens.

L’incantation de l’engagement.

Tous les Comités de Directions avec qui je travaille, aspirent à l’engagement de leurs collaborateurs. Mais !
C’est quoi l’engagement ? Un syndicat qui s’engage à signer la fin d’un avantage ? Un manager qui engage une dépense mais ne sait pas s’il en a le droit ?

Arrêtons les faux débats et les faux semblants.

Si l’on veut que les collaborateurs, les managers et les délégués syndicaux s’engagent, ils sont d’abord en droit de savoir quel est l’engagement de la Direction. Cet engagement ne doit plus être présenté comme imposé par l’extérieur (marché ou client) mais comme une décision prise et assumée librement par le Directeur.

La façon de présenter le changement conduit l’interlocuteur à être dans une démarche passive ou proactive. Sans engagement préalable de la direction, il ne peut y avoir engagement des managers et des organisations syndicales. Partout c’est le même scénario : au nom d’un constat, d’une analyse de conjoncture faite en cercle fermé, la Direction appelle l’entreprise à se mobiliser sur des changements et chaque fois l’écoute est polie mais passive. On ne mobilise pas sur un constat, on mobilise sur une action sur laquelle on est soi-même engagé.

Ce n’est pourtant pas difficile de dire « Moi PDG, je m’engage à investir tant pour tel projet, j’ai besoin de vous, êtes-vous prêt à vous engager avec moi ?»

L’engagement est la meilleure pédagogie pour conduire un changement.