20/05/2015

Ethique et responsabilité du numérique

J’ai eu l’occasion de dire au Conseil Régional que la partie éthique du schéma des usages du numérique me semblait très insuffisante. En effet, les nouveaux usages du numérique soulèvent de nombreuses interrogations pour l’exercice de nos responsabilités.

Les potentialités ouvertes par ces technologies sont si « fulgurantes » qu’elles engendrent des sentiments contradictoires. C’est d’abord une fascination mêlée de curiosité pour cet immense champ des possibles qui s’offre à nous et en même temps une crainte devant les conséquences négatives voire dangereuses de certains usages. Ce qui interroge l’éthique de responsabilité.

Le numérique repose sur la liberté de chacun de créer, d’échanger, d’inventer de nouvelles applications, de nouveaux services. Cette liberté consubstantielle à ces technologies, vit par elle-même et sur ce plan, les élus et les pouvoirs publics ne peuvent être, au mieux, que des accompagnateurs vigilants. Cette liberté exige alors une plus grande responsabilisation des individus tant les applications et services qui apparaissent nous deviennent rapidement indispensables mais sont aussi pourvoyeurs de profondes modifications sur la chaine des responsables. Les parents en savent déjà quelque chose et beaucoup se déclarent impuissants à réguler les usages du numérique par leurs enfants. Les entreprises sont confrontées au droit à la déconnexion, des démocrates s’interrogent sur les atteintes aux libertés ou sur les abus d’un consumérisme addictif.

Voici 2 exemples qui, comme on dit, interpellent.

Dans le monde du travail, prenons un homo digitalus hyper connecté dont le smartphone est un prolongement naturel de la main et de son ordinateur de bureau. Il pratique grâce à ces technologies un travail dit agile qui se déroule en dehors du lieu et horaires du bureau. Imaginons sans trop caricaturer, un accident dans un supermarché de cette personne en train de faire ses courses et répondant à un mail professionnel, sera-t-il reconnu, demain comme un accident du travail ?

Autre exemple, les véhicules intelligents et autonomes qui sont aujourd’hui déjà exposés dans des salons posent les mêmes questions. Qui sera responsable d’un accident impliquant une voiture autonome : le conducteur ou le constructeur ? La législation actuelle indique que le conducteur doit en toute circonstance rester maitre de son véhicule. Ce serait donc le conducteur qui engagerait sa responsabilité tout en déléguant la conduite à un ordinateur embarqué.

Je suis persuadé que l’avenir sera numérique, ce bel avenir ne peut se faire qu’en respectant nos valeurs.


article paru dans Auitrement Dit

21:13 Publié dans A lire | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : numérique

15/05/2015

Régionales ! Commençons la campagne, l’heure est grave

OUI je sais ! Je n’ai pas été très prolixe ces temps-ci. Et je ne vais pas m’excuser faussement, j’étais dans le Nord (Cotentin), vous savez … comme en Irlande. Les cailloux ramassés par des milliers de mains calleuses pour bordurer des prés d’une autre époque, ces histoires cauchemardesques de naufrages toujours aussi homériques, ce port Racine (plus petit port de France) qui me donne des envies de pirate, et ce repos tant mérité (!) du retraité. Je suis bronzé à faire pâlir les candidats aux futures régionales.

Chers candidats que je ne vais cesser de poursuivre là où l’intérêt général me semblera menacé. Marine LEPEN ou ses suppléants, je les combattrai sans démagogie, eux et leur unique programme, funeste pour la classe ouvrière. Les autres, je les connais tous, parce que ce sont des femmes et des hommes que j’aie eu l’honneur de côtoyer et avec qui j’ai travaillé. Xavier BERTRAND, jeune député rapporteur de la loi sur les retraites de 2003 que « je tenais à la culotte » pour respecter l’accord négocié avec FILLON, qui a toujours été loyal avec le syndicaliste. Sandrine ROUSSEAU, cette femme militante que je côtoie avec plaisir au conseil d’administration de LILLE 2, dont je partage le combat pour une fin de vie digne. Et Pierre DESAINTIGNON avec qui j’ai eu peu de rapports professionnels mais qui a une expertise certaine sur les questions économiques.

Pour moi la campagne est commencée.

Je ne suis candidat à rien. Je ne suis pas partisan, le triste épisode de 2007 où j’ai dû choisir sans hésiter entre la droite et l’extrême droite, m’a beaucoup appris. Sans être partisan, je ne suis pas neutre, mes convictions, que l’écriture m’a permis de formaliser, aussi complexes soient elles, comme la personnalité de tout individu, je crois les avoir suffisamment ancrées pour me permettre de vous donner mon point de vue. Je sais combien vous être libres, lecteur de ce blog, pour me le permettre.
En décembre 2015, nous élirons la ou le Président de la grande Région Nord Picardie. L’enjeu est exorbitant. Le risque FN n’est plus un risque, c’est aujourd’hui la probabilité première. Ne vous y trompez pas, le FN, peu importe son candidat, est aujourd’hui largement en tête non pas des pronostics mais de l’analyse objective des derniers scrutins. Chers amis démocrates, regardons les choses en face et avec rigueur, le FN est premier partout, le scrutin régional donne une double prime au FN, celle du parti majoritaire et celle de la proportionnelle !

Si à ce jour, je ne sais ce que sera mon vote, tant il sera déterminant, je sais que c’est le moment de dire ce que je veux, j’ai appris par expérience, qu’un élu a besoin de moi tant qu’il n’est pas élu, quand il est élu, c’est moi qui ai besoin de lui …

Je vais donc reprendre un rythme plus soutenu dans mes articles, sans pour autant revenir à un post tous les 3 jours. Le combat des idées, c’est maintenant qu’il faut le mener. Ce blog est pour vous une occasion d’y participer, vos commentaires constructifs seront toujours les bienvenus.
Camarades démocrates, aucune petite faiblesse ne nous sera pardonnée.

12/05/2015

La chasse aux « NEET » est ouverte

La situation de notre jeunesse n’a jamais été aussi préoccupante. En mars 2014, le taux de chômage entre 15 et 24 ans s’élevait à 23,4%. 33% des jeunes actifs sont au chômage entre 15 et 19 ans et seulement 13% entre 25 et 29 ans. Le chômage des très jeunes adultes est devenu le problème majeur de notre société.

Appelez-moi NEET !

La mode est de les appeler « NEET ». (No in éducation, employment or training), « Je suis NEET, j’ai moins de 26 ans, sans emploi, je ne suis aucune formation ». Hier, on les appelait décrocheurs, aujourd’hui avec les NEET, ils sont devenus européens. Le problème est devenu si important que les politiques publiques s’en sont emparées à tel point qu’une amie impliquée dans l’insertion dit que la chasse aux Neet est ouverte.

Les aides publiques n’ont jamais été aussi importantes.

Avec la « garantie jeune », moyennant un parcours intensif d’accès à l’emploi, une allocation de 433,75 € sera allouée au jeune Neet.

L’initiative pour l’Emploi des jeunes en Nord Pas de Calais c’est 22,7 millions d’euros d’engagés sur 2 ans, + 22,7 millions d’euros engagés par l’Europe.

Avec l’ensemble des contrats aidés, on ne peut pas dire que l’Etat et l’Europe ne font rien. Ce qui manque ce sont les opérateurs capables d'accompagner ces jeunes vers l’accès à l’emploi. Jamais la tâche n’a été aussi compliquée. L’enjeu est d’être capable de relier les attentes des jeunes et des entreprises.

Les solutions existent

A l'Ecole de 2ème chance du Grand Lille, 221 jeunes sont sortis avec une solution pour accéder à l’emploi, soit 71% de sorties positives. Avec un coût par jeune de 4379€ en 2014, je défie quiconque de faire mieux.

D’autres institutions associatives ou privées aident au quotidien tous ces jeunes. Ces organismes doivent continuellement innover, inventer de nouvelles actions pour relier les attentes des jeunes et des entreprises.

La baisse des contrats en alternance montre que le fossé se creuse entre les jeunes et l’entreprise. L'accompagnement des entreprises est une priorité, trop d'artisans sont désarmés devant les comportements des apprentis, trop d'entreprises ne savent pas mettre en place des parcours d'intégration. Les dispositifs publics devraient aider à l’accompagnement des entreprises.
Nos associations peuvent les aider.

14:29 Publié dans A lire, jeunes | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : neet