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03/03/2017

Pourquoi je suis « social libéral » et le revendique


Pour certains se faire traiter de social libéral serait une injure, pour moi c’est trop facile de réduire un citoyen engagé à un qualificatif politique ou syndical réducteur.

On peut, comme moi, être social libéral, social-démocrate et syndicaliste de l’engagement par la négociation.
Un militant « social libéral » c’est :

Libéral, au sens du libéralisme philosophique qui place la liberté comme un droit fondamental et intangible. Un libéral ne juge jamais l’orientation religieuse, politique ou sexuelle d’une Personne. Comme un Républicain, un libéral n’est ni de droite ni de gauche, il peut être de gauche, du centre ou de gauche.

Soucieux de la protection, de la sécurité des plus faibles, la loi du plus fort n’est pas sa philosophie.

Mais tout cela ce ne sont que des mots, l’important, comme toujours ce sont les actes.

Je suis social libéral quand je place la Personne avant le collectif. Quand je défends les droits sociaux liés à la personne. Quand au plan social, l’individu a des droits d’autant plus substantiels qu’il assume les devoirs qui vont avec. Je le suis quand je prône la retraite à la carte quand la gauche ou la droite nous oblige à partir tous au même âge à 62 ou 67 ans ! La liberté de choix oui c’est libéral !

Quand je suis un militant inconditionnel du droit à décider de sa mort sans se suicider, quand je me bats contre les médecins qui ne soignent toujours pas la douleur, quand je ne me pose aucune question devant les nouvelles formes de la famille à la seule condition que soit exclues toutes obligations ou violences, et bien je suis social libéral.

Je suis aussi social-démocrate quand la démocratie doit toujours rimer avec la protection sociale. Et que la protection individuelle est confortée par des systèmes collectifs comme la sécurité sociale. Je suis social-démocrate quand la démocratie politique respecte la démocratie sociale. Politique et syndicalisme ont des légitimités différentes, mais les deux légitimités doivent se respecter.

Cela, à mes yeux, exige un syndicalisme qui occupe l’espace du débat, de la controverse publique. Ce n’est pas le cas aujourd’hui, quand le syndicalisme ni neutre ni partisan ne trouve pas le moyen de se faire entendre.

27/02/2017

Des changements importants dans le bénévolat des retraités

Entre 2010 et 2016, la proportion de Français qui donnent du temps pour les autres en dehors de la famille est passée de 26% à 39%. On estime à 13 millions le nombre de bénévoles dans les associations en 2016.

En 2013, 3 bénévoles sur 10 ont plus de 65 ans, mais plus de 50% des responsables associatifs ont plus de 65 ans, soit environ 2 000 000 de bénévoles retraités.

Cependant, les retraités ont changé et leurs conditions de vie avec. Ainsi, 500 000 actifs sont en même temps retraités, soit 29 ,7% des retraités de 6O-64 ans et 6,1% de 65-69 ans.

L’évolution de la famille change aussi la donne, 50% des personnes âgées de 56 ans sont grands-parents, 75% pour ceux de 66 ans, 80% pour ceux de 70 ans. Si les anciens aident les jeunes, 4,3 millions de personnes aident au quotidien, financièrement ou par un soutien moral et d’accompagement, une personne de 60 ans et plus. La CNAV reconnait la prise en compte de 8 trimestres validés pour le calcul de la retraite d’un aidant familial.


Reprise partielle d’un très bon article de Danielle RIVED dans la revue Fil Bleu des retraités CFDT, d’après www.francebenevolat.org/

19:35 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : bénévolat

24/02/2017

Une Région de territoires se construit par les territoires.

Au CESER, je suis frappé par l’importance du local, de la petite échelle territoriale comme lieu d’actions, de réflexions, et de projections des habitants.

Le local n’est plus seulement le territoire des racines, des repères, celui qui rassure, il est en lui-même un levier de développement qu’une politique régionale dite de proximité doit intégrer.

Deux exemple pour illustrer ce fait.

L’environnement. Pendant que l’on tergiverse sur la circulation alternée, la réduction des vitesses ou la mise en place de mesures plus incitatives, de multiples initiatives s’inventent localement, essaiment par les réseaux sociaux et agissent concrètement sur le problème. Ainsi pendant les pics de pollution, la location de vélos entre particuliers a explosé. La Maison régionale de l’environnement doit refuser des volontaires pour les défis « famille énergétique » dans lesquels plus de 500 familles analysent leurs consommations pour diminuer les gâchis énergétiques. Les AMAP explosent et refusent du monde, les jardins familiaux se créent partout et les files d’attente s’allongent pour en posséder un…. Toutes ces initiatives mises en œuvre localement, par les citoyens, sont à effet immédiats et mesurables. Peut-on en dire autant des schémas régionaux sur le sujet par exemple ?

L’Europe ? J’étais si fier lorsque l’Eurométropole Lille-Courtrai-Tournai, en 2006, est devenue la première collectivité territoriale transfrontalière d’Europe (GECT). 10 ans après, combien de citoyens métropolitains connaissent son existence ? Quel impact concret dans leur vie ? Pourquoi ne pas avoir généralisé les cours de Néerlandais dans les écoles primaires ? Heureusement, une association de professeurs et des passionnés (la maison du Néerlandais) offrent des cours dans une petite quinzaine de collèges/lycées. Voilà une politique concrète d’ouverture à l’autre qui aurait permis, à une première génération de jeunes d’être aujourd’hui en capacité d’aller candidater sur un marché du travail en quasi plein emploi, à 20 minutes de chez eux !

Une politique de la proximité, comme la Région veut la mettre en œuvre, devrait tenir compte de ce dynamisme des initiatives locales. Avons-nous vraiment besoin d’un guichet de service public supplémentaire en territoire ou d’une Aréna ? J’ai entendu que non. A contrario, (et pour moins cher), n’est-il pas plus judicieux de venir en soutien aux acteurs de ces initiatives. Le local ne demande pas que des équipements, la Région possède des cadres de hauts niveaux, mettons en en détachement dans les territoires sur des projets portés par les forces locales.

Faire un peu moins de politique régionale mais nous aider à en faire là où l’on vit.

20:20 Publié dans CESER | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : territoires