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26/04/2017

Il ne faut pas seulement appeler à aller voter il faut s’engager, je serai à ARRAS ce soir

Ma Région des Hauts de France n’a jamais été aussi divisée, fracturée. Je pourrais être heureux de voir le candidat pour qui j’ai voté, arriver en tête du premier tour, et je suis malheureux.

Je vois comment, depuis lundi, mes amis qui ont voté Hamon, Fillon, Mélanchon, sont désemparés. Certains se réfugient dans la victoire soi-disant annoncée de Macron pour tergiverser.

En 2002, les intentions de vote pour Chirac étaient de 82% pour le deuxième tour, aujourd’hui pour Macron c’est 62%, 20 points de moins. Rien n’est écrit !

Aussi chacun doit non seulement assumer individuellement sa responsabilité en allant voter, mais voter Macron. Ensuite les élections législatives nous permettront de voter pour celle ou celui que l’on préfère.

Voter blanc, nul, c’est encore plus banaliser le vote raciste, extrémiste, vindicatif, intolérant représenté par les Lepen.

Ce soir, je serai au meeting d’Emmanuel Macron, à ARRAS. J’y ferai le plein d’arguments pour dès demain convaincre mes amis du seul choix capable au moins d’éviter le pire et peut être d’ouvrir la voie à un nécessaire renouveau politique.

18/04/2017

J’assume mon vote. Sans aucun regret et beaucoup d’espoirs.

Depuis plusieurs semaines, je sais pour qui je vais voter.

Je ne comprends pas la frilosité de certains amis à assumer leur choix. Débattre c’est utile, mais après le débat, il faut décider et être capable d’assumer son choix.

C’est peut-être plus facile pour moi qui me suis émancipé des primaires (machine à fabriquer des clans irréconciliables) et des étiquettes droite/gauche dont on m’a affublées à tour de rôle depuis 40 ans. Ce qui m’intéresse c’est le programme, le candidat et son entourage.

Un candidat bienveillant (ce qui est devenu si rare), qui m’appelle à être acteur en mettant en œuvre mes valeurs humanistes sans essayer de m’embrigader dans une posture partisane, c’est déjà beaucoup. Un candidat qui me parle d’émancipation c’est pour moi du jamais vu.

Un candidat qui a su s’entourer d’hommes comme Jean PISANI FERRI ou Jean Paul DELEVOYE, ça me ressemble bien.
Un candidat qui met l’éducation et la culture en tête de ses priorités, en commençant par diminuer le nombre d’élèves par classe dans le primaire, ça me parle quand je côtoie les sacrifiés de l’école dite de la première chance. Je ne supporte plus cette école qui ne réussit pas et se cache derrière ce qu’ils appellent les déterminants sociaux. Fils d’ouvrier, je ne suis jamais aller au lycée et accepter que cela se poursuive, NON.

Un candidat qui place le « travail » et non « l’emploi » en second chantier, çà c’est nouveau ! Oui il faut parler du travail réel, il faut, comme l’énorme enquête du premier syndicat français, vient de le mettre en évidence, revoir les conditions de ce travail que nous aimons mais qui brise encore trop d’entre nous. J’attends une clarification de ce candidat sur sa conception du dialogue social, je lui rappellerai bien volontiers que démocratie politique rime avec démocratie sociale. C’est un point faible de son programme. Quand les autres condamnent la loi travail çà veut tout dire de notre préférence de la loi sur la négociation, depuis 1789 nous aurions pu évoluer.

La modernisation de l’économie, évidemment que c’est prioritaire. Le candidat que je soutiens s’est battu contre les rentes de situation des notaires, des taxis, de la SNCF … Notre pays souffre de corporations sangsues, souvent libérales mais pas que, la modernisation de notre économie ne se fera pas sans une volonté politique très déterminée. C’est un combat à mener même s’il nous divise, le numérique ce n’est pas que le droit à la déconnection, parlons de l’ubérisation, de ses bienfaits et de sa régulation.

Voilà pourquoi c’est sans hésitation, qu’à titre personnel, je dis et je redis que MACRON est une opportunité un peu inespérée pour renouveler la pratique politique de mon pays, et LEPEN n’a rien à voir dans cette conviction.

Moi je vote POUR !

10/04/2017

Une première conférence sociale régionale très prometteuse

Le Président BERTRAND avait invité du beau monde, ce 24 mars, pour la première Conférence Sociale des Hauts de France : Jean Claude MAILLY, Laurent BERGER, leaders nationaux de FO et de la CFDT, les grands négociateurs patronaux, Alexandre SOUBOT, Jean Michel POTTIER, Alain GRISET pour le MEDEF, la CPME et l’UPA. Il a aussi réussi son pari -risqué- de leur faire accepter de s’assoir autour d’une même table pour engager un véritable dialogue social territorial.

Le directeur de TOYOTA a lancé la Conférence en nous ramenant aux réalités de tous les jours, sa première préoccupation est de replacer sans cesse le salarié au centre du jeu. Avant la technique, le process, l’important est d’obtenir l’engagement des collaborateurs. Ecouter les salariés lui parait primordial et cela passe par l’écoute active des représentants du personnel et donc du dialogue social. Se projeter sur le temps long, anticiper les transformations de l’emploi, nécessite un dialogue de confiance entre employeurs et syndicalistes et de nous expliquer comment cela se réalisait positivement dans son entreprise.

La Conférence a permis de cerner les conditions de réussite de ce dialogue territorial :

1- L’envie, la bonne volonté des acteurs ne semble plus à démontrer. Sont-ils prêts à s’engager, trouveront ils des intérêts communs ? Hormis la CGT absente, tous les partenaires sociaux régionaux se sont déclarés partants.
2- Les sujets à aborder ne manquent pas, il serait bon de commencer par ceux relevant des compétences régionales : développement économique, emploi, formation, transport.
3- Il faudrait commencer par des discussions informelles, non normatives. Si déjà, une majorité d’organisations d’employeurs et de salariés pouvaient proposer, ensemble, des préconisations, des dispositifs pertinents, des expérimentations, aux élus régionaux ce serait une grande avancée. Le canal Seine Nord est une vraie opportunité.
4- Le Conseil Régional pourrait, de son coté, solliciter l’avis des partenaires sociaux sur les mesures qu’il souhaite prendre afin d’etre plus efficace. Comme cela aurait pu être le cas pour la prime transport, les aides pour la garde de la petite enfance, etc…

En conclusions, prévoyant, dans un futur proche, une nouvelle étape de la décentralisation, Xavier BERTRAND rappelait qu’un Président de Région pouvait fort bien décider sans les partenaires sociaux. Ce n’est pas son souhait, mais à bon entendeur…

Vivement la deuxième Conférence.