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23/03/2014

Je suis allé voter. Ce soir je constate, comme vous, les dégâts.

L'extrême droite progresse encore et encore. Les électeurs FN sont des femmes et des hommes que je côtoie tous les jours, ce sont des citoyens comme moi, ils se sont déplacés pour voter. Si ce soir je suis consterné, ma colère n'est pas tournée vers eux. J'en veux à ces élus éloignés de nos préoccupations. A ces candidats qui n'ont pas eu le courage d'afficher leurs opinions. Qui n'ont pas osé aller au charbon sur les problèmes de l'emploi, du logement, de la gestion des âges.

J'en veux aux responsables socialistes du Pas de Calais qui ont divisé leur camp au profit de leur ego démesuré, alors que les enjeux exigeaient l'union.

Mon maire ayant été élu au premier tour, je n'aurai pas à me déplacer dimanche prochain, j'imagine que les lecteurs de ce blog ont tous été votés et le feront encore dimanche prochain. Je ne crois plus aux injonctions surtout de dernière minute pour convaincre les abstentionnistes de se déplacer.

Je redoute les futures élections européennes. Nous allons en parler ici même.

Ma tristesse n'est pas découragement. Il est possible, pour les humanistes, pour les femmes et les hommes d'engagement, de gagner la bataille des idées. Ce soir me donne l'envie de continuer mais surtout d'être encore plus militant, de me battre avec celles et ceux qui, francs du collier, prennent leurs responsabilités.

10/02/2014

Enfin! Être social et démocrate ne serait plus une honte pour les socialistes français.

Merci à Yvan LEVAIL, par sa question, d'avoir permis au Président d'assumer et de s'affirmer social-démocrate.

Pour avoir beaucoup appris des syndicalistes scandinaves de LO et allemands du DGB ( tous adhérents au "Sozialdemokratische Partei"), je n'ai jamais compris la répugnance des socialistes français à s'assumer socio-démocrates. Pourtant, la social-démocratie est la forme réformiste et modérée du socialisme.Elle prône une société aux rapports sociaux apaisés par la recherche d'un compromis entre l'Etat, le patronat et les salariés. Jacques DELORS la définissait comme un double compromis entre l'Etat et le marché et entre le patronat et les syndicats.

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08/02/2014

Jules CLAUWAERT, mon maître éditorialiste est décédé

Ce samedi matin nous avons applaudi l'artiste. Il n'aurait sûrement pas apprécié cet honneur au sortir d'une église, mais c'est ainsi, nous ne sommes pas maître du chagrin de nos amis.
Jules était le rédacteur en chef de Nord Éclair, pour moi, Jules était le militant démocrate chrétien, héritier de la jeunesse ouvrière chrétienne mais aussi des valeurs du Conseil national de la résistance. Jules avait invité pour célébrer son départ, des textes fondateurs allant du Père Theilhard de Chardin , à l'alléluia de Léonard Cohen ou la prière de Georges Brassens, en terminant par le "plat pays", entre temps la chorale lui avait offert un Credo, chanté en latin, signe d'universalité.

Mes pensées personnelles vont à ce Monsieur que je ne connaissais pas mais dont la lecture matinale de ses éditos alimentait quotidiennement ma réflexion. Que j'aurais aimé écrire comme lui. Souvent il inspirait, heureusement, mes interventions orales. Et puis un jour, Monsieur CLAUWAERT m'a demandé, au nom de la "transmission historique", de participer au Conseil Permanent de Nord Éclair Édition. C'est là, dans de trop brefs instants de bonheur, que Jules m'a transmis quelques conseils d'écriture d'un édito . " Une seule idée, un seul message, des clés de lecture plus que des arguments..". Jules avait 80 ans, il lisait les dépêches de l'AFP et vers 17 h il se mettait à écrire l'édito qu'il transmettait chaque soir à Jean René LORE son fidèle successeur. De l'estime réciproque est née cette envie de créer ce blog et de l'héberger sous le titre Nord Éclair.

Merci Jules, ce matin, je sentais près de nous la présence d'André GLORIEUX, Georges SUEUR, Roger BAILLEUL, Eugène DESCAMPS et j'en ai la plume trop émue.
Les mots clés de ton testament : espérance, humble, humanité, ouvriers de paix, nouer le tablier, faim d'avenir, briser les verrous de la peur. Autant de mots criés pour tes adieux avec toute l'énergie communicative du Père Pascal Janin.