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06/12/2013

Les faux prétextes des manifs contre l'éco taxe.

L'exemple des céréaliers.

Les dissensions au sein des "révoltés" sont nombreuses. J'ai déjà développé celles qui font des bonnets rouges un rassemblement de forces opposées qui un jour ou l'autres s'entre-déchireront.

Parlons un peu de la FNSEA, la grande organisation patronale de l'agriculture, très en pointe dans les manifestations actuelles. L'observateur non informé peut penser qu'au sein du syndicat des agriculteurs il y a consensus, c'est complètement faux.

Prenons l'exemple de la manifestation des céréaliers qui a bloqué pendant plusieurs heures les entrées de Paris et a provoqué la mort d'un automobiliste. Pour les céréaliers, l'éco taxe n'est qu'un prétexte, leur véritable objectif est de casser le processus de redistribution des aides européennes. La réforme de la PAC, vise à favoriser les productions qui subissent de plein fouet la chute des cours de la viande ou du lait, mais aussi les fruits et légumes, pour cela elle accordera des bonifications pour les 52 premiers hectares des exploitations soit la taille moyenne des exploitations françaises. Les céréaliers français possèdent de grandes exploitations, souvent plus de 200 hectares, et bénéficient des bons cours internationaux des céréales. Mais alors qu'ils ne représentent que 20% des effectifs agricoles, ils monopolisent à eux seuls 80% des 11 milliards d'aides européennes.

Inutile de préciser combien les manifestations des céréaliers sont indécentes et divisent le monde paysan.

01:08 Publié dans A lire, Actualités | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : eco taxe

29/11/2013

Les syndicats se liguent contre le populisme

Déclaration CFDT – CFTC – CGT – FSU –UNSA

La crise financière, économique, sociale et environnementale affecte au quotidien les conditions de travail et de vie de nombreux salariés, chômeurs, retraités et touche spécifiquement les jeunes. L’ampleur des drames sociaux conduit à la désespérance et menace la cohésion sociale, la capacité à vivre ensemble et in fine la démocratie. L'expression légitime des intérêts particuliers ne peut sans danger laisser se développer les corporatismes en ignorant l'intérêt général.

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28/11/2013

Laurent Berger : Nous sommes face à une crise des responsabilités

Qui visez-vous, quand vous parlez d'une crise des responsabilités ?

Je parle des syndicats lorsqu'ils manifestent sans faire de propositions, sans se tourner vers l'avenir. Je parle du patronat qui ne met jamais en cause la responsabilité d'aucun chef d'entreprise, qui affirme que la fiscalité est responsable de tous les malheurs du pays et qui refuse de considérer que le dialogue social puisse être facteur de compétitivité. Je parle de l'opposition qui fait des commentaires à la petite semaine mais ne prépare pas grand-chose. Je parle du gouvernement qui non seulement ne fixe pas le cap mais sonne lui-même la charge contre le «ras-le-bol fiscal ». Chacun essaie de refiler le mistigri à son voisin et au final les citoyens se laissent berner par le populisme, comme on le voit en Bretagne ou avec la montée du FN.

Avez-vous des reproches précis à faire à Pierre Gattaz, le patron du Medef ?

Je ne m'en prends jamais personnellement à quelqu'un. Mais le patronat ne peut pas tomber dans une logique poujadiste et distribuer des cartons jaunes ou rouges. Cela dresse les uns contre les autres. Le discours qui s'en tient à la baisse des charges est dangereux, car il donne le sentiment que la compétitivité est seulement une question de coût du travail. C'est faux -et le Medef l'a dit avec nous, c'est ce qui a abouti au rapport Gallois. En outre, oui, il y a une fiscalité sur les entreprises et nous avons toujours été prêts à en débattre, mais s'est-elle forcément accrue par rapport aux ménages ? Je n'en suis pas sûr.

Extrait d’un interview par le journal "l’Opinion "

09:20 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : laurent berger