140247

23/08/2012

Eté 2012 : mes phrases fétiches

« J’ai cessé d’être révolutionnaire, le jour où j’ai compris que si je gagnais, je devrais vivre avec mon adversaire » Jacek Kuron.

Quelle jolie leçon de démocratie que nous offre ce dissident polonais, ami de Solidarnosc. Cette phrase résume aussi les combats de ma jeunesse. Je n’ai jamais été communiste, à la CFDT, je me suis battu contre les apôtres inconditionnels de l’analyse marxiste. Non, ce n’est pas aussi simple, il n’y a pas d’un coté les exploités et de l’autre les exploiteurs. La lutte des classes était encore féroce de l’autre coté du mur. Mais toutes ces affirmations relevaient du constat, elles ne construisaient pas une philosophie, une stratégie.

Lire la suite

20/08/2012

Eté 2012 : mes phrases fétiches

« Les patrons ont les syndicalistes qu’ils méritent et vice versa »

Par expérience, je sais que patrons et syndicalistes forment de vieux couples. Chacun se connaît par cœur. Ce qu’ils ignorent souvent, c’est que les comportements des uns sont les conséquences des comportements des autres.

J’ai connu, je connais des patrons hargneux, peu collaboratifs, je connais autant de syndicalistes qui répondent par l’agressivité et le blocage.

Lire la suite

02:55 Publié dans A lire | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : phrases fétiches

15/08/2012

Eté 2012 : mes phrases fétiches

« Ne jamais insulter l’avenir »

Combien de fois pouvons nous regretter d’avoir parlé trop vite et surtout asséné des paroles irréversibles ?
Un des fondamentaux de la relation sociale est de savoir que cette relation, pour être efficace doit être durable, permanente.

Je refuse la « stratégie des coups » car c’est souvent la stratégie du « one shoot », mortel pour l’autre. Comment voulez-vous qu’un interlocuteur acculé dans sa « zone non négociable », ne vous le fasse pas payer la prochaine fois ?

Je connais un responsable patronal qui a perdu beaucoup d’influence à force d’attitudes déloyales.
Un comportement déloyal vous suit longtemps comme un boulet. Les autres vous ont repérés. Ils vous ont « profilés » dans la colonne des « pas fiables » et il est difficile de sortir de cette image négative.
Une dernière évidence, la relation DRH/Délégué Syndical se construit dans la durée, chacun donnant des gages de bonne foi à l’autre et recherchant des résultats acceptables pour les 2 parties. Il faut donc veiller à ne jamais trop profiter des situations dominantes.
Si vous vous apercevez que votre interlocuteur s’est senti humilié dans une négociation, ne laissez pas pourrir la situation, prenez l’initiative d’une nouvelle rencontre et expliquez-vous.

Une dernière devise, « en relations sociales, demain est plus important qu’aujourd’hui »

02:27 Publié dans A lire | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : avenir