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22/03/2011

Force ouvrière

Congrès de Montpellier

Un non congrès. Un congrès calme, évidemment aucune question qui fâche n’était en débat. Jean Claude Mailly réélu sur du velours, évidemment l’extrême gauche (le Parti des Travailleurs) le soutient moyennant quelques largesses (détient la presse confédérale).

Les réformistes ont perdu leur meilleur dirigeant Bernard Devy, le monsieur retraite de FO, négociateur redoutable et fiable. Que l’accord ensuite se soit fait entre les radicaux socialistes, les anarchistes et les trotskistes… il ne faut pas s’étonner e se retrouver sur le plus dénominateur commun à savoir le rejet de la loi « scélérate » sur la représentativité et l’invective permanente contre la Cgt et surtout la Cfdt. Rien d’étonnant à ce que René Vallandon (bras droit de Mailly) et Anne Baltazar (fonctionnaire) reconnus pour leur rigidité aient encore gagné en influence.

Preuve du « statut quo » si cher à FO, le bureau confédéral a été totalement reconduit si ce n’est le départ de Bernard Devy remplacé par Philippe Pihet (Rhône)
L’essentiel des débats a donc porté sur le rejet de la réforme de la représentativité avec un durcissement tout azimut des positions.
Notons qu’une résolution était dédiée à la syndicalisation, problème majeur pour Fo conforté à une baisse importante de ses adhérents et à des difficultés pour se mettre en conformité avec la transparence financière exigée par la loi sur la représentativité.

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23/08/2017

La politique de l'offre divise le syndicalisme

Le syndicalisme international a été fortement influencé en matière de politique économique par le keynesianisme. Keynes considère que le chômage est notamment dû à l'insuffisance de la demande de biens et services, il considère par ailleurs que le salaire est un déterminant important de la demande. Comme, en plus, cet économiste britannique défendait le syndicalisme, ses travaux ont longtemps été relayés - souvent de manière trop simpliste- par les syndicats.

On peut résumer ainsi le discours syndical: il faut augmenter les salaires, les retraites, les allocations et indemnités sociales,ce qui stimulera la consommation, provoquera ainsi une demande de biens qu'il faudra produire en créant des emplois. Nous comprenons alors la propension syndicale à défendre la "demande" avant "l'offre".

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12:00 Publié dans syndicats | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : syndicalisme