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11/04/2014

La Redoute : un accord au contenu non négligeable

Une partie du contenu de l’accord

Préretraites et retraites
Un potentiel de 685 préretraites entre 57 et 55 ans avec une indemnité minimum de 1528 € + 1200 € qui s’ajoute à l’indemnité de retraite qui pourra être versée par avance, trimestrielle à hauteur de 50%.
Des indemnités de départ

Un plancher de 20 000€ + 750 € par année d’ancienneté soit pour 10 ans 27 500 €, + 1000€ par année jusque 20 ans soit pour 20 ans 37 500 €, + 1200 les années qui suivent soit pour 30 ans 49 500€ pour 35 ans 55 500 € et 40 ans 61 500 €, avec un plafond de 30 mois de salaire + 1 mois plus de 50 ans + 2 mois plus de 55 ans.

Pour l’encadrement

C’est la mesure la plus favorable qui s’applique (soit les accords d’entreprise soit les mesures du PSE 2008 ou soit le plan de modernisation 2014)

Un congé de reclassement de 12 à 18 mois avec un cabinet d’accompagnement, des formations déplafonnées en fonction du projet, le reversement (dans le plan de départ volontaire) de 75% sur le solde du congé de reclassement restant à recevoir.

Des aides

A la création d’entreprise entre 11 et 13 000€.
Pour l’entreprise qui embauche un salarié de La Redoute, prise en charge pendant 6 mois des charges sociales.

Indemnités différentielle pendant 24 mois en cas de salaire inférieur, etc.


Pour ceux qui restent

Le retrait de l’accord des mesures sur l’évolution du temps de travail (mesures renégociées après la cession)

L’engagement de Kering que les 180 M€ restent à la disposition des salariés dans la Fiducie jusqu’en 2024 et que les fonds restant après 2017 puissent être repositionnés sur d’autres mesures ou redistribués.
+315 millions pour les investissements futurs.

Important :
Si vous avez déjà négocié un plan de départ volontaire, dites moi, par le commentaire, ce que vous pensez de cet accord et parlez moi de votre expérience. Si vous le souhaitez votre commentaire ne sera pas mis en ligne.
Merci car ce sujet est très sensible.

09/03/2014

Ce que coûte un Tshirt ou l’exploitation

Souvenez vous, fin 2013, 127 usines du Cambodge se mettaient en grève pour obtenir un salaire minimum. La répression fut sanglante, 5 morts et 39 blessés !

Aujourd’hui, mes amis de la CSC (syndicat belge) s’en souviennent et mènent une campagne de solidarité avec l’ONG Cleanclothes.org.

En France, l’association « l’éthique sur l’étiquette » mène le même combat.
Lisez bien ceci.

Ce que coûte un Tshirt que vous payez 29 euros :

• Commerce de détail, 17€ (59%)
• Bénéfice pour la marque , 3,61€ (12%)
• Coût des matériaux, 3,40€ (12%)
• Coût du transport, 2,19€ (8%)
• Intermédiaires, 1,20€ (4%)
• Bénéfices pour l’usine du Bengladesh, 1,15€ (4%)
• Frais généraux, 0,27€ (0,9%)
• Salaire du travailleur, 0,18€ (0,6%) !!!!
Source : cleanclothes

J’espère que les grands patrons du Nord qui commanditent les sous-traitants asiatiques vont arrêter de nous faire croire qu’ils sont socialement responsables, les principes de la RSE sont à l’opposé de telles pratiques.

Un piqueuse bengalie nous confie : " Les travailleuses ne parviennent pas à nouer les deux bouts alors que l’industrie textile internationale accumule les bénéfices. Ce sont nos dures et longues journées de travail qui permettent les bénéfices".

Plus d’informations sur www.cleanclothes.org

02:36 Publié dans Travail | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : bengali

18/02/2014

France‐Allemagne : le travail des partenaires sociaux sur l’emploi des jeunes

Les partenaires sociaux allemands et français1 ont remis, le 17 février, aux ministres du
Travail des deux pays les résultats de leurs travaux sur l’emploi des jeunes2.

Le groupe des partenaires sociaux, constitué il y a un an, réunit les organisations
syndicales de salariés et les organisations d’employeurs des deux pays.
Face à la situation très préoccupante du niveau de chômage des jeunes, et plus encore, à
la situation des jeunes très éloignés d’une insertion dans l’emploi, le groupe de travail a
fait de l’emploi des jeunes sa priorité.

Le diagnostic croisé des forces et faiblesses des dispositifs nationaux confirme le besoin
de rendre plus coopératives les relations entre le monde de l’enseignement et le monde
du travail. Il met aussi en évidence le besoin d’une implication forte des partenaires
sociaux pour que les dispositifs de formation professionnelle et d’alternance soient le
mieux adaptés et le plus réactifs possibles pour répondre aux besoins des jeunes et des
entreprises.

Les propositions des partenaires sociaux visent à améliorer l’efficacité de la formation
professionnelle et son volet alternance, tout en prenant en compte les défis d’une
économie mondialisée. Ces propositions sont structurées autour de trois
problématiques :

 créer ou renforcer les passerelles verticales et horizontales dans les systèmes de
formation ;
 améliorer la coopération entre les acteurs de la formation, partenaires sociaux et
pouvoirs publics ;
 développer des compétences et des qualifications prenant en compte une
économie de plus en plus mondialisée.

Les partenaires sociaux français et allemands attendent de leur gouvernement respectif
qu’il prenne en compte les propositions qu’ils ont élaborées. Pour leur part, ils vont
poursuivre leurs travaux pour concrétiser les pistes proposées. Ils vont aussi
entreprendre un travail sur la compétitivité.

L’emploi des jeunes résulte de beaucoup de paramètres, notamment le niveau de
l’activité économique qui doit s’inscrire dans un développement basé sur la qualité,
l’investissement, l’innovation et l’élévation des niveaux de compétence et qualification
des salariés.

Paris, le 17 février