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24/08/2014

La bonne parole de Jean Paul Delevoye aux partenaires sociaux

A l’occasion de la conférence sociale, la dramatisation très médiatisée d’une rupture annoncée entre les acteurs sociaux sacrifie, sur l’autel de la performance économique ou de la solidarité, en réalité l’essence même de notre pacte collectif.

Il nous faut retrouver l’esprit qui a nourri le Conseil National de la Résistance pour bâtir un contrat garantissant un bénéfice individuel pour les travailleurs et un bénéfice collectif pour la société.

Le dialogue est un moyen permettant de passer d’une communauté de conflits à une communauté d’intérêts et de compromis.

Le dialogue se nourrit d’espérance, de respect, de dynamique. Il s’autodétruit s’il ne dépasse pas les antagonismes. Notre société a besoin d’être apaisée et rassurée au quotidien et mobilisée sur son futur.

Les citoyens attendent de leurs responsables syndicaux et politiques, non pas qu’ils défendent l’avenir d’un système garant de leur pouvoir, mais qu’ils éclairent et bâtissent un avenir où chacun aura sa place.

La réforme est nécessaire à condition de ne pas injurier l’avenir, ce n’est pas un reniement, ni un prix à payer, c’est une responsabilité.

Jean Paul Delevoye
Président du CESE

16/08/2014

Les primaires ont tué la présidence Hollande

Nous payons aujourd'hui le résultat des primaires socialistes et nous le payons cher.

Souvenez vous de la cascade de démagogies entendues pendant ces primaires, pour faire plaisir aux militants et sympathisants socialistes. Ils allaient nous remettre la retraite à 60 ans, inverser rapidement les courbes du chômage, ils allaient même s'attaquer à la main invisible de la Finance... Seul Manuel VALLS tenait un discours plus rigoureux, il fut, alors, laminé.

Élu candidat par une majorité de militants éloignés des réalités économiques, François HOLLANDE, a ensuite été élu Président, pour de vrai, par les électeurs obnubilés par leur quotidien, mais épris de bon sens.

De fait, Hollande s'est laissé prendre en tenaille d'un côté par les illusions du parti et de l'autre par le réalisme des français.

Pour ne pas avoir eu le courage d'annoncer la politique de l'offre dans la primaire, le Président a été obligé de faire semblant de gouverner pendant 2 ans. Quand les dures réalités sociales et économiques ont menacé la démocratie politique, alors et alors seulement, le Président HOLLANDE a annoncé et décidé de mener la politique qu'il savait depuis toujours être la seule qui vaille: arrêter la politique de la demande (aider la consommation) et décréter la politique de l'offre (aider la production), ce fut la bonne décision prise en janvier 2014, sous l'appellation, pacte de productivité.

Malheureusement, les électeurs de ces sacrées primaires se sont rappelés au bon souvenir du Président, ils ont grogné, les révolutionnaires se sont même mis à fronder. Le Premier Ministre a même pris peur, et pour la première fois a fauté avec ce rajout improvisé volet solidarité. Volet retoqué, comme prévu, par le Conseil Constitutionnel au nom du principe d'égalité des citoyens devant la loi.
Dans 3 jours, je développerai les notions de "contributif" et de "non contributif", à l'origine de la sage décision du Conseil Constitutionnel.

Tout ça pour en arriver à mon interrogation sur le danger des primaires à la française. Les promesses faites à la primaire sont devenues inopérantes face à la dure épreuve du pouvoir où les atermoiements, les ambiguïtés se payent cash. Il aura fallu un demi quinquennat pour enfin parler vrai et arrêter les incroyables promesses sur le retour à la croissance ou l'inversion des courbes de chômage.

Si je vous dis que je n'ai pas participé aux primaires et n'y participerai jamais...

01:23 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : primaires

09/08/2014

Ce jeune député, Nicolas BAYS, courageux et clairvoyant

À toujours critiquer les Politiques, nous pourrions passer à côté de belles promesses.

J'avais, après les municipales, insisté sur le profond rajeunissement des élus de droite. À les regarder, esquisser leurs premiers pas d'élus de la République, disons que j'ai été,plutôt, agréablement surpris. Le ton est plus direct, la volonté de bien faire évidente. Cette génération est très consciente des limites de leur champ d'action. Ils ont vécu toutes les crises et n'imaginent pas ce que les anciens appellent "la sortie de crise".

Et à gauche, me direz vous. Il faut remonter aux dernières législatives pour avoir vu de nouvelles têtes arriver contre toute attente. Connaissez vous le jeune député socialiste de Lievin ,Wingles et autres petites ville du bassin minier? Il a tout bonnement battu KUCHEDA, le leader socialiste historique de Lievin. Il s'agit de Nicolas BAYS, fils d'une mère enseignante et d'un père responsable syndical CFDT de la Française de Mécanique, il a baigné tout petit dans le bain du militantisme de propositions, responsable et engagé. Il a ensuite côtoyé des élus de Bethune qui lui ont donné l'envie du politique.

Je vous parle de Nicolas parce qu'il a eu le courage d'être le premier, avec une collègue députée de Picardie, à tenter de faire bouger les lignes sur le périmètre de la future Région Nord Pas de Calais. Quand tous les "grands" et anciens élus socialistes restaient campés sur le statu quo, refusant toute évolution du périmètre régional, et proféraient des propos peu amènes sur nos amis Picards, il déposa, au groupe socialiste du Parlement, un amendement proposant la fusion Nord Picardie.

Cet amendement obtint la majorité, au grand dam de Percheron, Aubry et consorts.

Voilà comment, le gouvernement changea de position et proposa la constitution de la grande Région Nord Pas de Calais Picardie.

Quand je vous dit que ces jeunes élus sont courageux, pragmatiques et clairvoyants.
Merci Nicolas.

02:52 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : future région