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14/02/2020

Se faire élire en opposant ruralité et métropole, quelle démagogie!


Quand on habite à la fois, la ville les jours de boulot et la campagne le reste du temps, nombre de clichés, de représentations, tombent sur les qualités de vie supposées des citadins ou des ruraux.

Si je peste dans les bouchons lillois ou face aux incivilités dans certains quartiers de la ville, à l’inverse dans mon petit village du Ternois, je redoute un accident cardiaque et je peste tout autant devant le refus des habitants ( et donc du maire ) de généraliser l’accès au traitement des eaux usées.
Arrêtons d’opposer les métropoles ou les grandes villes aux bourgs et villages, ça ne mène à rien sinon à cultiver des tensions, des ressentiments, des frustrations. J’en veux à tous ces candidats qui se font applaudir en pleurnichant sur les pauvres ruraux et crient à la métrospoliation, j’en veux tout autant à ces décideurs économiques qui se moquent des « petits maires » incapables de prendre la mesure des vertus de la métropolisation. Une métropole qui pourtant est la plus rurale des métropoles françaises. Que chacun solutionne ses problèmes sans chercher de boucs émissaires, entre petits et gros et nous gagnerons du temps.

Les élections municipales devraient aussi permettre de dépasser les incantations sur le thème porteur de l’équité territoriale, pour cela avançons quelques propositions pour la plupart déjà connues.

La relation démocratique entre le citoyen et les intercommunalités n’est pas satisfaisante, il faut trouver une solution pour élire les présidents et les équipes majoritaires de ces instances aux budgets et compétences souvent plus importants que ceux des municipalités.

Le citoyen a de plus en plus de mal à accepter toute fiscalité notamment locale, disons que les élus privilégient les camemberts qui les avantagent à la pédagogie du mille-feuille institutionnel.

Les contrats de réciprocité, proposés par le CESE, négociés entre les collectivités devraient être généralisés. Il s’agit d’expliquer ce que la mairie délègue pour des raisons évidentes d’économies d’échelle a un échelon supérieur. Nous proposons ces contrats de réciprocité entre la MEL et les grands territoires régionaux, entre les communes et les départements.

Si la Région est vraiment la collectivité chef de file, il est de son devoir de donner de la visibilité à ses partenariats. Il est quand même surprenant d’attendre encore un contrat public de réciprocité entre la Métropole régionale et sa Région.

L’Etat n’est pas en reste sur ces sujets, depuis 2010 et son rapport sur l’Etat en région, le CESER demande une conférence régionale annuelle des finances publiques, consolidant tous les investissements publics en région. Sans ces informations comment rendre acceptable les fiscalités et justifier de l’équité territoriale.

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