08/09/2011

Les solidarités, problématique centrale de la crise financière

Très souvent, j’agrémente ce blog d’articles de fond faisant le point sur quelques grands enjeux financiers, statistiques, sociaux qui touchent mes domaines de prédilection : la protection sociale, les retraites, les évolutions démographiques et sociales... bref tout ce qui constitue le socle des solidarités contemporaines. L’actualité de cet été 2011 a été riche sur cette thématique de la solidarité.

De la crise financière à celle des dettes souveraines, en passant par l’appel unanime aux fameux euro-bonds, les problématiques estivales ont toutes pour point commun, ce concept. Serons-nous solidaires avec les Etats de la zone euro proche du défaut de paiement ? Irons-nous vers une mise en commun des dettes avec les euro-bonds, préfiguratrice d’une plus grande solidarité financière entre Etats ? Parviendrons nous à dépasser les logiques de marchés pour construire une économie basée sur le bien commun ?


De même, la thématique a traversé les propositions gouvernementales de « rigueur » (osons le mot !) budgétaire présentées fin août. Elles se veulent un panachage de mesures touchant l’ensemble des ménages et des entreprises, en mettant soi-disant l’accent sur les plus aisés. Outre que cette affirmation est erronée (la contribution fiscale exceptionnelle des plus riche est bien inférieure à ce que va leur rapporter la réforme de l’ISF !!), le cœur du problème se situe là encore dans notre conception de la solidarité. Quelle solidarité entre les contribuables français, entre les TPE/PME et les grandes firmes ? Tout notre régime fiscal découle de notre conception commune de la solidarité.

De même, l’actualité récente de notre modèle de protection sociale est riche d’exemple sur l’acuité de ce concept. Débattre sur l’âge légal de départ à la retraite dans les différents programmes politiques, repousser la réforme de la dépendance aux calanques grecques, ponctionner encore plus les adhérents mutualistes, tous ces débats ne peuvent se comprendre, et donc se résoudre, sans une position partagée et commune du degré de solidarité que nous sommes prêts à accepter et mettre en œuvre dans notre société.

Au final, je suis intiment persuadé que les questions de solidarités devraient être au cœur des débats de la future présidentielle ou, a minima, de notre conscience d’électeurs au moment de notre choix ultime.

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