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20/02/2014

Comment manager la web génération?

Bien plus que la génération Y, qui reste soumise aux tirs de la critique sur son côté trop global voire stigmatisant , je préfère aujourd'hui parler de la Web génération, celle qui, très très jeune, maîtrise l'accès aux portables, tablettes et autres merveilles à venir.

Ma passion pour les comportements, les attitudes qui m'ont conduit à créer ÂGES ATTITUDES (cabinet de consultants en relations sociales), m'amène aujourd'hui à vous faire partager ces quelques idées.
En entreprise le constat est dur à avaler. Voici quelques verbatim entendus en entreprise:
"Cet intérimaire est venu travailler hier, tout s'est bien passé, le soir, je debriefe avec lui,RAS. Et ce matin,absent! Sans explications."

"Avec les nouveaux, c'est toujours "et pourquoi que", tu lui expliques et c'est encore "et pourquoi que".
"Ils veulent aller trop vite sans prendre le temps de réfléchir"
"Il m'explique avec sa souris, si speed, que je ne comprends rien"
"L'autre jour, il me dit: et toi qui tu es pour me parler ainsi"
"Texto: c ki seus la?" Aucune éducation!

Dans ces entreprises qui se considèrent participatives, voire socialement responsables, les managers pètent les plombs et les syndicats se "sudisent" car les travailleurs ont toujours raison, n'est ce pas?

Je vais donc essayer de vous faire partager pendant quelques jours :
-une analyse des comportements de la Web génération ( article 2)
- les attentes de ces collaborateurs ( article 3)
- quelques attitudes efficaces pour les manager ( article 4)

Et après, comme toujours, vous ferez ce que vous pourrez,et... ce que vous voudrez.

A votre service, quand même, si le cœur vous en dit. Car cette Web génération porte en elle des valeurs, des attitudes, des repères, des potentiels qui sont tout simplement ceux de demain.

08/02/2014

Jules CLAUWAERT, mon maître éditorialiste est décédé

Ce samedi matin nous avons applaudi l'artiste. Il n'aurait sûrement pas apprécié cet honneur au sortir d'une église, mais c'est ainsi, nous ne sommes pas maître du chagrin de nos amis.
Jules était le rédacteur en chef de Nord Éclair, pour moi, Jules était le militant démocrate chrétien, héritier de la jeunesse ouvrière chrétienne mais aussi des valeurs du Conseil national de la résistance. Jules avait invité pour célébrer son départ, des textes fondateurs allant du Père Theilhard de Chardin , à l'alléluia de Léonard Cohen ou la prière de Georges Brassens, en terminant par le "plat pays", entre temps la chorale lui avait offert un Credo, chanté en latin, signe d'universalité.

Mes pensées personnelles vont à ce Monsieur que je ne connaissais pas mais dont la lecture matinale de ses éditos alimentait quotidiennement ma réflexion. Que j'aurais aimé écrire comme lui. Souvent il inspirait, heureusement, mes interventions orales. Et puis un jour, Monsieur CLAUWAERT m'a demandé, au nom de la "transmission historique", de participer au Conseil Permanent de Nord Éclair Édition. C'est là, dans de trop brefs instants de bonheur, que Jules m'a transmis quelques conseils d'écriture d'un édito . " Une seule idée, un seul message, des clés de lecture plus que des arguments..". Jules avait 80 ans, il lisait les dépêches de l'AFP et vers 17 h il se mettait à écrire l'édito qu'il transmettait chaque soir à Jean René LORE son fidèle successeur. De l'estime réciproque est née cette envie de créer ce blog et de l'héberger sous le titre Nord Éclair.

Merci Jules, ce matin, je sentais près de nous la présence d'André GLORIEUX, Georges SUEUR, Roger BAILLEUL, Eugène DESCAMPS et j'en ai la plume trop émue.
Les mots clés de ton testament : espérance, humble, humanité, ouvriers de paix, nouer le tablier, faim d'avenir, briser les verrous de la peur. Autant de mots criés pour tes adieux avec toute l'énergie communicative du Père Pascal Janin.

03/02/2014

Et si les humanistes élevaient la voix ?

Le meilleur des vœux est celui que l’on se souhaite à soi-même, le vœu sur lequel on s’engage. En ce début 2014, il me semble important de lutter contre toutes les formes de défiance et de prôner les bienfaits de la confiance.

La voix des humanistes, plus que jamais, doit se faire entendre. Le respect de la Personne humaine – de toute Personne humaine quelque soit ses origines, ses opinions ou orientation sexuelle – devrait transpirer dans les comportements mêmes les plus anodins.

Année électorale ou pas, nous voyons combien le populisme c’est à dire la stigmatisation de l’Autre qui mène à son exclusion (parfois radicale), gagne du terrain. Il est trop facile et inefficace de fustiger la classe politique surfant sur le populisme. Il n’y a pas d’un côté une orbite politique qui tournerait sur elle même et notre orbite, à nous, qui tournerait dans le vide. S’il y a une classe politique qui s’engraisse sur le populisme, c’est qu’il y a des gens, comme nous, qui structurent un électorat voire une classe populiste ! L’humaniste vit au milieu de ces gens qui sont citoyens à part entière, il doit prendre ses responsabilités, et prendre parti, prendre le contre pied de toutes allusions racistes, antisémites, xénophobes.

Croire que la société changera positivement par notre simple bulletin de vote est un leurre, une posture trop confortable. Et une nouvelle fois, la responsabilité première se trouve dans la famille. Parents, grands-parents, nous ne devons pas démissionner. Quand un enfant rigole d’une histoire de singe et de banane à propos d’un noir, qu’un ado fasse le salut nazi en l’appelant quenelle est inacceptable. Ce qui est illégal dans la société est illégal à la table familiale. Cette table, qui depuis la nuit des temps, est le symbole du partage, de la transmission, de la convivialité, ne peut être un lieu de démission.
L’humaniste est un homme d’écoute mais l’écoute dans la fermeté, or en ce moment, il est de bon ton de prôner l’écoute et de contester la fermeté.

Il n’y a pas d’excuse à l’expression de propos ou d’actes racistes. Savoir nommer l’insupportable, savoir sanctionner l’inacceptable est un savoir de moins en moins partagé. Attendre que l’école l’apprenne à nos enfants est une nouvelle démission bien confortable.

La réponse nous la connaissons, elle s’appelle responsabilisation. Militer pour une société d’hommes et de femmes libres et responsables est le socle fondamental de tous les humanismes (dont l’humanisme chrétien). En 2014, nous allons célébrer la « mémoire » avec les « chemins de la mémoire », c’est une bonne chose, en ces moments très particuliers, la meilleure des pédagogies est de se retrouver, physiquement, face aux conséquences atroces des comportements d’exclusion .Cela passe par des conférences sur ce qui a conduit, par exemple le jeune Jonathan, de Marquette lez Lille, à s’immoler parce que victime de violences et de harcèlement , en allant jusqu’à organiser, beaucoup plus qu’on ne le fait, des voyages à Auschwitz ou d’autres lieux de mémoire.

Oui, si les humanistes élevaient la voix, ça clouerait le bec des extrémistes et non plus l’inverse.

02:06 Publié dans A lire | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : humaniste