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12/01/2015

Ne sacrifiez pas la jeunesse !

En France, 15% des jeunes de 18 à 25 ans sont sans emploi, sans ressource et sans formation. Dans notre région c'est malheureusement bien pire.

Est ce à dire que cela nous indigne? Que nenni! Nous manifestons pour nos retraites, pour des rentes de situation budgétivores ( en cette fin d'année, ce sont des patrons qui manifestaient et les professions libérales qui faisaient grève, même à Noël!!!). Je sais que les plus pauvres n'ont plus les moyens de se faire entendre, mais attention l'indécence est révoltante et la révolte couve là où on ne l'attend pas.
J'enrage de ne pas entrevoir une réelle mobilisation collective en faveur de la jeunesse en difficulté, même les objectifs de contrats d'apprentissage ne sont pas atteints.

Regardons les choses en face, notre région est la plus jeune du pays, une jeunesse souvent en grande difficulté, la plus touchée par le chômage et la moins instruite.

Les décrocheurs que j'ai rencontrés sont très lucides sur les causes de leur situation, à chaque fois, les adultes chargés de leur éducation ont failli. Les jeunes ne sont pas le problème, bien au contraire.

Le Conseil Régional et les collectivités locales font beaucoup, avec en particulier le Pacte pour l'avenir et l'emploi des jeunes, malheureusement les finances publiques obligent les élus à des choix difficiles, la jeunesse ne peut être une nouvelle fois sacrifiée. Nous regarderons, bien sûr, avec attention les prochains programmes électoraux.

Mais je veux ici mettre en avant le travail considérable des associations, comme les écoles de deuxième chance, qui en neuf mois, réussissent à remettre le pied à l'étrier de la vie professionnelle des centaines de jeunes en grandes difficultés. Et cela coûte moins cher que tous les contrats aidés!

Cinq associations régionales: Alliances Pôle Diversité, Areli Émergence, École de 2ème chance du Grand Lille, Entreprendre pour apprendre et Unis Cité viennent d'unir leurs énergies en créant une fondation de proximité "AJIR NPdC -Avec les Jeunes Impliqués pour Réussir-". Cette fondation s'emploiera à collecter des compétences, des bénévoles et des ressources financières auprès des particuliers que nous sommes. Ces moyens nouveaux, complémentaires de ceux octroyés par les pouvoirs publics, permettront d'accueillir plus de jeunes, en continuant à appliquer les méthodes pédagogiques personnalisées qui ont fait leurs preuves.

Ainsi, la société civile régionale prend une nouvelle fois ses responsabilités, l'enjeu est décisif pour notre avenir collectif: ne sacrifions pas la jeunesse !

article paru dans Autrement Dit

05:22 Publié dans jeunes, l'Ecole | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : jeunes

06/03/2014

81% des jeunes inquiets pour leur retraite

Vous l’avez sûrement lu par ailleurs, une enquête CECOP-CSA sur « les français, l’épargne et la retraite » auprès de 1009 personnes de plus de 18 ans, nous offre un panel d’informations fort intéressantes.

• 81% des 18-24 ans expriment une profonde inquiétude pour leur future retraite
• 69% des 25-34 sont inquiets
• 73% des 35-49 ans sont eux aussi inquiets

Les moins inquiets sont les plus de 50 ans.

Depuis 2006, date de création du baromètre, l’anxiété des citoyens concernant leur retraite est à son niveau le plus haut (67%).

18/02/2014

France‐Allemagne : le travail des partenaires sociaux sur l’emploi des jeunes

Les partenaires sociaux allemands et français1 ont remis, le 17 février, aux ministres du
Travail des deux pays les résultats de leurs travaux sur l’emploi des jeunes2.

Le groupe des partenaires sociaux, constitué il y a un an, réunit les organisations
syndicales de salariés et les organisations d’employeurs des deux pays.
Face à la situation très préoccupante du niveau de chômage des jeunes, et plus encore, à
la situation des jeunes très éloignés d’une insertion dans l’emploi, le groupe de travail a
fait de l’emploi des jeunes sa priorité.

Le diagnostic croisé des forces et faiblesses des dispositifs nationaux confirme le besoin
de rendre plus coopératives les relations entre le monde de l’enseignement et le monde
du travail. Il met aussi en évidence le besoin d’une implication forte des partenaires
sociaux pour que les dispositifs de formation professionnelle et d’alternance soient le
mieux adaptés et le plus réactifs possibles pour répondre aux besoins des jeunes et des
entreprises.

Les propositions des partenaires sociaux visent à améliorer l’efficacité de la formation
professionnelle et son volet alternance, tout en prenant en compte les défis d’une
économie mondialisée. Ces propositions sont structurées autour de trois
problématiques :

 créer ou renforcer les passerelles verticales et horizontales dans les systèmes de
formation ;
 améliorer la coopération entre les acteurs de la formation, partenaires sociaux et
pouvoirs publics ;
 développer des compétences et des qualifications prenant en compte une
économie de plus en plus mondialisée.

Les partenaires sociaux français et allemands attendent de leur gouvernement respectif
qu’il prenne en compte les propositions qu’ils ont élaborées. Pour leur part, ils vont
poursuivre leurs travaux pour concrétiser les pistes proposées. Ils vont aussi
entreprendre un travail sur la compétitivité.

L’emploi des jeunes résulte de beaucoup de paramètres, notamment le niveau de
l’activité économique qui doit s’inscrire dans un développement basé sur la qualité,
l’investissement, l’innovation et l’élévation des niveaux de compétence et qualification
des salariés.

Paris, le 17 février