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19/05/2011

Merci à Nord Eclair de ne pas m’avoir associé au lynchage médiatique.

Je ne sais pas si vous êtes comme moi, mais quand je suis assommé, je suis incapable de réfléchir sereinement. L’annonce brutale, dimanche matin de l’arrestation de DSK pour une éventuelle agression sexuelle, m’a comme beaucoup assommé. Pour essayer de comprendre, mais aussi pour prendre le recul nécessaire, j’ai lu la presse et bien entendu mon quotidien Nord Eclair.

Aujourd’hui je suis fier d’être lecteur de ce journal qui est l’un des rares à avoir respecté certes l’obligation d’informer, mais aussi les Personnes impliquées dans cette affaire et le lecteur que je suis.


Dans un premier éditorial, Patrick PEPIN a remis dans l’ordre tout ce qui se chamboulait dans nos têtes.

Replaçant les faits à leur juste place et en énonçant les principes, les fondamentaux qui doivent guider toute analyse d’un évènement aussi considérable.

Le lendemain, Jean René LORE (rédacteur en chef) dénonçait « un lynchage médiatique à l’échelle planétaire » et concluait sur notre démocratie malade en utilisant des mots très justes comme malsain, dangereux. C’est exactement ce que je pense et je remercie mon journal de m’avoir donné ces clés de lecture.

Nord Eclair s’est aussi interdit de diffuser ces images blessantes, humiliantes, dégradantes d’un homme livré à la curée des photographes et cameramen.

Que l’on ne me dise pas que le devoir d’informer était « de diffuser des images qui existaient ». Pour moi Nord Eclair, en décidant de ne pas les diffuser, a plutôt fait œuvre d’information objective en refusant de jouer sur nos envies de voyeurisme et autres bas instincts. Je me souviens aussi qu’un journaliste de la région me disait que pour vendre des journaux « il fallait du sexe, du sang et des larmes » et cela me fait penser que certains confondent, sans sourciller, le nombre de journaux vendus et l’éthique journalistique !

Comment enfin ne pas se révolter, quand le Directeur des rédactions de France Télévision affirme cyniquement « nous ne respectons pas la loi, mais le devoir d’information nous impose de diffuser ces images ».

Voilà, tout est dit, le non respect de la loi est banalisé, justifié. Alors pourquoi ne pas continuer en ignorant les injonctions du CSA ?

Triste exemple pour les éducateurs, pour la jeunesse.


03:14 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : dsk, csa

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