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31/01/2020

Monsieur le maire, je ne sais plus quoi faire. Aidez moi!

En entrant dans le local du CCAS de Marquette-lez-Lille, nous sommes surpris par l’étendue des problèmes sociaux qui y sont traités. Devant nous, une femme visiblement en grande difficulté demande un rendez-vous avec un assistant social, un senior vient chercher son colis de Noël et un monsieur complètement perdu est désemparé devant la fermeture du bureau de poste et l’impossibilité de retirer un peu d’argent... l’occasion de vérifier la patience, la bienveillance de l’agent chargé de l’accueil. Le CCAS est ici le dernier recours pour un citoyen en grande détresse. Cette visite déclenche l’envie de réaliser quelques chroniques sur le rôle d’amortisseur social rempli par les municipalités.

Oublions les querelles de personnes qui ravagent les équipes municipales sortantes et parlons des enjeux de l’action sociale de proximité et les questions du vivre ensemble entre les générations. Posons quelques questions aux candidats.

Les centres communaux et intercommunaux d’action sociale sont les outils indispensables et grandement utiles pour lutter contre l’isolement, le maintien du lien social, l’accès à la culture et aux loisirs, les actions de prévention, d’adaptation du logement... nous voyons combien cela dépasse les aides financières d’urgence et les colis ou repas des anciens.

Question: avons nous le droit de connaître la conception de l’action sociale proposée par les candidats?

Depuis1995, la loi précise que les CCAS et les CIAS doivent présenter annuellement une analyse des besoins sociaux (ABS) notamment ceux des familles, des jeunes, des personnes âgées, handicapées et des personnes en difficulté. Cette démarche basée sur l’expression des besoins de la population semble être le préalable à toute définition de politique. Question : ne serait-il pas judicieux de communiquer ces analyses et les réponses proposées?

Au delà des membres désignés par les organisations familiales, de retraités, de lutte contre les exclusions...prévus par la loi, le maire peut désigner des citoyens motivés pour porter secours aux plus fragiles.

Question: pourquoi si peu d’appel à candidature dans les bulletins municipaux?

Les chiffres consolidés des CCAS démontrent à eux seuls combien cette action de proximité est indispensable: 2,6 milliards d’euros, 120 000 emplois, 30 millions d’heures de services à domicile pour plus de 200 000 bénéficiaires et 30 000 aides à domicile employés. Si l’on y ajoute les maisons pour personnes âgées et toutes les structures de la petite enfance c’est énorme. En conclusion, cela mérite un beau débat démocratique de proximité.

Aidons nos maires à apaiser les souffrances sociales. La municipalité c’est nous...aussi.



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