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14/04/2017

8o,6% des salariés des Hauts de France déclarent aimer leur travail ! or le travail est absent de la campagne

Délibérément, à la veille des élections, je vais vous parler du plus grand sondage jamais réalisé sur le travail depuis très longtemps. C’est le premier syndicat des salariés du secteur privé qui l’a réalisé, en trois mois plus de 200 000 personnes ont participé à la consultation « parlonstravail.fr » réalisée par les militants CFDT. Je m’attarderai sur les résultats concernant les Hauts de France. Et ça décoiffe !

80,6% des Hauts Français aiment leur travail, 53,3% prennent souvent du plaisir au travail, 62,1% disent y rigoler souvent. 58,4% se disent globalement fiers de ce qu’ils font. Voilà qui remet en cause bien des discours sur l’enfer du travail.

La solidarité au travail est une réalité. 67,5% des répondants ne sont pas d’accord avec l’affirmation : « au boulot soit tu marches sur les autres, soit tu te fais marcher dessus ». 64,3% affirment s’entraider entre collègues. Comment s’étonner encore de la pertinence des discours appelant à la bienveillance. Si nous sommes en guerre, ce mot est inapproprié pour la sphère du travail.

La santé au travail, une réelle préoccupation. 34,3% considèrent que le travail nuit à leur santé, ils sont même 13,7% à penser qu’il les délabre. 39,6% ressentent des douleurs dues au travail.

En France la productivité du travail est l’une des plus importante au monde disent les économistes, l’enquête le confirme. 54,7% des personnes interrogées affirment que leur charge de travail est excessive, 35,9% disent qu’il leur arrive souvent de travailler en dehors des horaires de travail ou pendant leurs jours de repos.

Le management remis fortement en question. 84% des salariés préféreraient plus d’autonomie à plus d’encadrement. 48,4% ont l’impression de passer plus de temps à rendre des comptes qu’à travailler. Par ailleurs 43,7% disent ne pas pouvoir compter sur l’aide de leur supérieur. Voilà ce qui permet de comprendre pourquoi 80,4% veulent participer davantage aux décisions importantes qui affectent leur entreprise ou administration.

J’ai souhaité faire cette tribune sur les résultats de cette enquête car dans cette campagne électorale, trop de candidats mais pas tous, ont antagonisé les rapports sociaux ou alors ont été incapable de parler des réalités du travail préférant parler de l’emploi. Or notre société est d’abord, et de loin, une société du travail, ne plus savoir en parler c’est « perdre société ».

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