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26/10/2016

Que propose la gauche pour la Région ?

Parce que le Front National a éjecté la gauche de l’hémicycle du Conseil Régional, devrions nous être privé pendant 5 ans de toute proposition socialiste sur les problèmes régionaux ? Devrions-nous, nous contenter, comme ce weekend, du feuilleton des primaires, comme si ça nous intéressait de savoir qui va soutenir qui en 2017 ?

Il m’a fallu lire l’Abeille de la Ternoise pour savoir que M DAGBERT, le Président socialiste du Pas de Calais, commençait à s’impatienter des silences du Président de Région notamment sur les transports scolaires, gros, gros problème pour les familles en cette rentrée scolaire bien compliquée.

Nous ne savons rien de ce que propose les élus socialistes quand ils rencontrent le Président Régional. Si certains s’en fiche, je ne fais pas parti de ceux-là, car la démocratie a besoin de débats pour enrichir les votes de nos élus. Je n’imagine pas un seul instant que Pierre DESAINTIGNON n’aie pas une idée sur le futur SRDEII (Schéma Régional de Développement Economique, d’Innovation et d’Internalisation) qui doit être voté avant le 31 décembre 2016.

L’obstruction systématique des élus frontistes, leur incapacité à formuler la moindre proposition est en train de pourrir le débat démocratique. Dans ces conditions, les élus de droite ne peuvent se permettre le moindre débat public entre eux sur les politiques régionales. Savoir que tel vice-président soutient Sarkozy, Juppé ou Fillon, franchement on s’en fout ! Heureusement que le Président BERTRAND nous parle, lui, des enjeux régionaux. Mais il est bien seul et ce n’est pas bon de concentrer ainsi toutes les attentes et récriminations sur un seul élu.

En écrivant cette tribune, j’exprime simplement une attente me semble-t-il partagée. Les organisations de la société civile, membres du Conseil Economique, Social et Environnemental Régional ne peuvent à elles seules, comme elles ont essayé de le faire le 20 septembre être les uniques interlocutrices des élus régionaux.

Sur les questions quotidiennes que se posent les habitants des Hauts de France sur le transport ou la garde des enfants scolarisés, sur la qualité des formations dispensées, sur les offres d’emploi ou les stages impossibles à trouver, sur le manque de médecins en zone rurale .. le débat public n’exprime aujourd’hui que des craintes, des peurs, des colères et pas assez de propositions, même contradictoires, qui montreraient que des solutions sont possibles et qu’il ne suffit pas de pleurer sur nos misères, bien réelles.

10:42 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : élection

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